A la Saint Jean de Capistran, un nouveau roman !
Bonjour aux RG, Gendarmes, Policiers, Douaniers, Journalistes, Agents du Fisc, Partis politiques et autres voyeurs de tout poil !...
Bonjour aussi à ceux qui ne passent jamais par là : mes parents, ma voiture, ma première cigarette et l’ours en peluche de ma
tendre enfance.
297ème jour de l’année.
Disparitions. Il ne s’agit pas d’une nouvelle série policière sur l’une de nos chaînes de notre petit
écran. D’ailleurs vous avez remarqué le nombre de séries depuis plusieurs mois. Adieu les films, bonjour les séries. Moi je m’en fous je n’aime pas le cinéma, enfin disons qu’à mon âge je
m’endors et la télévision sert plus à éclairer le salon en cette période automnale (cela remplace un plafonnier…) qu’à capter mon attention.

Non en parlant de disparition, je voudrai saluer en premier lieu la mémoire de Sœur
Emmanuelle. On ne se connaissait pas particulièrement elle et moi – même pas du tout quand j’y réfléchis bien – mais le chemin de sa vie étant à 180° de la direction de la nôtre, qu’elle
mérite bien un clin d’œil respectueux. Vivre dans le dénuement, se donner totalement aux autres tout en vivant avec son temps en ayant su dompter les médias et les grands de ce monde avec qui – à
l’exception du pape – elle pratiquait le tutoiement, méritent bien un hommage. Ses mémoires sortent – où vont tout prochainement sortir (ben oui le mercantilisme reprend vite ses
droits…) – et on y découvre qu’elle s’est adonnée au plaisir solitaire. Ben oui elle s’appelle quand même Emmanuelle... Guère étonnant pour une croyante bien sans sa tête et bien dans
son siècle, qui a défendu l’avortement des femmes, le mariage des curés autant que les chiffonniers. N’est ce pas ainsi que la religion catholique assurera son avenir et remobilisera ses
nombreuses brebis égarées. Car dans ce monde fragile et international, la religion est aussi une arme et/ou un bouclier qu’il convient de ne pas négliger devant de futures menaces.
Cette « révélation » m’a inspiré un nouveau sujet de roman. Un de plus. Comme
les nombreux commencé et les aucun fini. N’est pas Armand qui veut… Tiens celui-là, depuis qu’il m’a offert définitivement ce « fauteuil du sous-sol », je le salue en passant. Cela
faisait longtemps. Le sujet donc est celui d’un curé d’une quarantaine d’années qui officie depuis 10 ans dans un village de la Nièvre. Pourquoi la Nièvre ? Pourquoi pas…
Apprécié de ces paroissiens pour ses sermons toujours pertinents et en phase avec l’actualité, il a su
imposer naturellement respect et amitié grâce à sa très grande disponibilité envers les multitudes sollicitations et malgré la distance qui sépare les 7 villages dont il à la charge. Un dimanche
de février, roulant un peu trop vite sur une départementale que la D.I.R. n’avait pas encore déneigée, alors qu’il quittait en retard son office de 9H00 suite à une demande de mariage d’un jeune
couple nouvellement installé et qui souhaitait le rencontrer pour fixer les modalités spirituelles pour ce grand jour programmé pour l’été, et afin de ne pas arriver en retard pour la messe de
10H00 dans un autre village de sa paroisse distant de 8 kilomètres, il prit quelques risques inhabituels avec sa clio. Si les voies du Seigneur sont impénétrables, ce matin là, elles furent
glissantes. A un virage en dévers, la clio quitta soudainement le bitume enneigé recouvrant une pellicule de givre et alla finir sa course dans un marronnier de plus solide composition que la
carrosserie composite du véhicule.
Malgré l’arrivée rapide des pompiers et une désincarcération parfaite, les séquelles du curé étaient
nombreuses et c’est dans le coma qu’il fut conduit aux urgences du centre hospitalier le plus proche. Durant les 15 jours où ses paroissiens défilèrent émus à son chevet, il dormit sereinement
sans se réveiller. Ni les prières, ni les mots ou phrases réconfortantes de ces nombreuses bouches, ni les larmes ou les gestes affectueux de tous ces bras ne parvinrent à le réveiller de ce
profond sommeil. Jusqu’à ce mercredi matin où une aide-soignante occupée à vérifier quelques uns des nombreux appareils sur lesquels il était branché pris presque peur à la vue de ces deux yeux
qui s’ouvraient avec difficulté. Thomas – car ainsi pourrait-il s’appeler – ce curé aimé de 40 ans venait de se réveiller et sortir de ce profond coma dans lequel le marronnier l’avait
plongé.
C’est 30 jours – et quelques services hospitaliers différents plus tard - que Thomas quitta enfin
l’hôpital. Il semblait avoir retrouvé une parfaite santé et le plein usage de tous ses membres et organes, à une exception près : la mémoire. Il était en effet totalement amnésique ne se
souvenant absolument de rien.
De retour en convalescence dans son presbytère et malgré tous ses efforts et la visite régulière de
nombre de ses paroissiens, rien n’y faisait. Sa mémoire lui faisait toujours défaut. Imaginez quelques instants que vous perdiez totalement la mémoire, à ne plus vous souvenir de votre passé, ni
de votre présent. Votre famille, votre métier, votre identité, votre maison, vos amis… Disparus d’un coup, ou dans le cas présent d’un virage…
C’est ce que traversa Thomas avec les spécificités de sa vocation. Ainsi aucun souvenir de sa foi, de sa
dévotion ni de son vœu de chasteté. Ainsi s’éprit-il d’une jeune veuve de trois ans sa cadette, catholique pratiquante qui avait pris chaque jour l’habitude de le visiter à l’hôpital puis à son
presbytère depuis son retour. Des visites en toute fin de journée à la fin de son travail. Il faut dire que le supermarché où elle était caissière ne fermait pas ses portes avant 20H00 chaque
soir.
Et puis il se prit d’amitié pour Fabrice. Ce trentenaire célibataire – ancien toxicomane - aimait venir
lui rendre visite pour donner un nouveau sens à sa vie avec – pensait-il - l’aide spirituelle qui lui avait toujours manqué. Alors que Fabrice recherchait la spiritualité, le curé trouva lui un
goût prononcé pour le Rock. Il faut dire que Fabrice était bassiste dans un groupe local intitulé « Eliane’s Hell ». 5 personnes composaient ce groupe dont la chanteuse Eliane
accompagnée de ses quatre musiciens et qui donnaient chaque samedi soir des concerts dans des salles intimes sur tout le département de la Nièvre et parfois dans quelques salles du Cher,
département limitrophe. Eliane avait 30 ans. Rousse aux formes généreuses, elle possédait un charme satanique accentué par ses tenues de scènes et son maquillage influencé par la mode du groupe
britannique « The Cure » et de son chanteur Robert Smith.
Quel sera le choix de Thomas entre la rockeuse Eliane et la caissière Marion ? Thomas arrivera t-il
à donner un sens spirituel à la vie de Fabrice ? Parviendra t-il à retrouver le sien ?
Vous le saurez en achetant mon livre, « j’ai égaré ma
foi » que je tenterai prochainement d’écrire…
Disparition, c’est aussi les quelques milliers d’euros que perdra Tapie grâce à l’adoption de l’amendement proposé par Charles de Courson sur les 45 millions que
l’ex-je-ne-sais-quoi va toucher au nom du préjudice morale.
Disparition, c’est aussi celle annoncée de John McCain face à Obama
Disparition, c’est aussi ces 30% d’entreprises de plus qu’en 2007 qui mettront la clé
sous la porte d’ici la fin de l’année suite à hier la crise bancaire et aujourd’hui la crise financière. Merci les banques !

Disparition, c’est aussi celui de Piroska Nagy qui a quitté le FMI. Piroska c’est cette jeune fille qui a entretenu une relation avec le mari d’Anne
Sinclair avec quelques indemnités douteuses. Comme semble tout aussi douteux le recrutement d'Emilie Byhet à un poste de stagiaire au département recherche du FMI, au printemps dernier.
N’avait-il pas déjà quitté Bercy suite à sa mise en cause dans l’affaire de la MNEF il y a quelques années ? Certes la Justice l’avait depuis blanchi. Une blancheur qui ne semble pas
symboliser l’innocence chez l’Oncle Sam…
Disparition c’est enfin Lazare Ponticelli, le dernier poilu mort en mars de cette année. Dans quelques jours,
alors que nous commémorerons le 90ème anniversaire de l’Armistice de 1918, ce sera la première année que cet hommage se fera en l’absence totale des derniers témoins de cette page
d’histoire. Gageons qu’à cette occasion, nous serons nombreux - jeunes et moins jeunes - devant les monuments aux morts présents dans les quelques 36 000
communes de l’Hexagone, en guise d’un dernier adieu et d’un dernier « merci » collégial.

Allez Lucette va me chercher ma plume et du
papier !
Ils ont dit....