NON A LA CENSURE EXCESSIVE DES BLOGGEURS!!!
La liberté d'opinion et
d'expression est considérée comme une liberté
fondamentale à l'homme citée à l'article
19 de la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme :
« Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre,
sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit. »
A la Sainte Chantal, gelées matinales !
Bonjour aux RG, Gendarmes, Policiers, Journalistes, Agents du fiscs, Partis politiques et autres voyeurs de tout poil !….
346ème jour de l’année.
Il fait froid ce matin et quelques automobilistes se sont fait surprendre par des routes glissantes....
L'actualité nationale de ces dernières 72H concerne la venue du Président Lybien en France. Devait on ou non recevoir Kadhafi ? * OUI si on s'en tient à son statut de chef d'Etat * OUI si on s'en tient au principe de non ingérence * OUI si on s'en tient à la signature des contrats qui accompagnent cette venue
* NON si on s'en réfère à sa gestion totalitaire de la politique * NON si on s'en réfère à l'aspect criminel de sa gestion passée * NON si on s'en réfère aux principes et valeurs défendus par notre République 5ème du nom.
Alors POUR ou CONTRE ?
La Libye - contrairement à d'autres pays comme l'Iran - a officiellement déclaré vouloir évoluer et entrer dans un processus de modernisation et d'amélioration plus en adéquation avec notre vision occidentale de la société. Peut on croire le Colonel Kadhafi ? A t-on le droit de refuser de faire confiance à cette volonté d'effort ? Le débat est ouvert.
Est-ce le premier chef d'Etat "Border line" reçu officiellement sur la terre de Molière ? Cette venue s'accompagne de contrats d'un montant de 10 milliards d'euros. Peut on s'en dispenser ? A quel prix estime t-on l'intransigeance des valeurs ? Car derrière ces contrats, ce sont de la production, donc du travail, des salaires, des familles.
Lucette pense qu'on ne peut pas ne pas le recevoir. Une réception à l'Elysée avec les honneurs dus à tout chef d'Etat peut se défendre. De même qu'on peut y être opposé légitimement. Cela fait parti du débat démocratique. De là à l'inviter à l'Assemblée Nationale - qui est le lieu d'échanges de débats démocratiques fondés sur une certaine vision de l'être humain et de la société - est certainement déplacé et ne se justifiait pas. Que le chef d'Etat reçoive un autre chef d'Etat est une chose quasi imposée par le protocole et la diplomatie internationale surtout avec les signes donnés et avec les contrats à la clé. Mais le recevoir à l'Assemblée n'est à mon sens sans intérêt si ce n'est créer des divisions inutiles. Les sujets en ce sens sont déjà bien assez nombreux.
Et vous qu'en pensez-vous ?
Lucette vous salue. PS : Lucette a remboursé sa mise hier soir. C'est déjà ça (Souchon, il faut citer ses sources....)
Boule et Bill ?
Bouquet et Biard... j'avoue que ça aurait au moins le mérite d'être drôle... mais ne rêvons pas... pas demain la veille qu'ils vont nous faire rire, les z'hommes politique...
Sinon, y'a aussi Bernie et Bonvoisin...
Pour un marchand de livre, il est normal de recevoir Kadhafi, car il lit bien... je vous laisse avec ça....
Peut être qu'on en a un peu trop fait mais d'un autre coté les contrats signés apporteront du travail aux entreprises...alors ! ! ! ! ! BiZouX du pays de Râ ! ! ! ! @nne marie
Peut être qu'on en a un peu trop fait mais d'un autre coté les contrats signés apporteront du travail aux entreprises...alors ! ! ! ! ! BiZouX du pays de Râ ! ! ! ! @nne marie
Tant qu'on n'envoie pas nos sportifs en Chine l'été prochain...
B & B : bière et bibine, OUAAAAIIIIIS !!!
Juste une p'tite visite en passant, Lucette, pour te souhaiter une belle journée.
Bon jeudi et bisous de ta p'tite cousine du Québec.
En parlant de la visite de cinq jours du nouveau grand ami de la France, voici un court extrait d’un article signé Massimo Nava pour le Corriere della Sera :
"Au lendemain de son élection, Nicolas Sarkozy avait promis que la France serait "du côté des opprimés du monde" ; or il a été le premier chef d’Etat à féliciter Vladimir Poutine pour la victoire de Russie unie aux législatives. En visite à Pékin, le président français, faisant allusion à Taïwan et au Tibet, a rappelé qu’"il n’y a qu’une seule Chine". Préoccupé, comme on peut le comprendre, par le sort d’Ingrid Betancourt, il a reçu avec les honneurs le président du Venezuela, Hugo Chavez. Reconnaissant pour la libération des infirmières bulgares, il a chaleureusement accueilli le leader lybien Muammar Kadhafi. Aux naïfs et aux idéalistes on répondra que cette logique de politique étrangère incarnée aujourd’hui par Nicolas Sarkozy a pour nom realpolitik. On peut protester haut et fort quant au sort fait à la Tchétchénie, mais c’est de Russie que proviennent gaz et pétrole. On peut être solidaire des moines birmans, mais leur avenir dépend de la Chine et de l’Inde, les nouveaux géants de la planète. C’est ce qu’a si bien compris Nicolas Sarkozy."
Et en voici un autre, un peu plus long, écrit par Joseph Hanimann pour le Frankfurter Allgemeine Zeitung : "Kadhafi scelle la fin des intellectuels"
"On savait depuis longtemps que, même en France, les protestations d’intellectuels ont perdu de leur impact. On vient d’en avoir la confirmation. Au beau milieu du tollé suscité par la visite d’Etat de l’autocrate libyen Kadhafi, Bernard Kouchner a eu une phrase lourde de sens. Le temps est venu des négociations politiques, a-t-il déclaré, où les principes moraux n’incarnent qu’une demi-vérité. Realpolitik ? Non : pour le ministre que la politique étrangère sans scrupule de Sarkozy rend de plus en plus nerveux, l’autre demi-vérité est celle des résultats concrets - libération des infirmières bulgares en été, visite d’Etat en automne. Il faut regarder vers l’avant. Donc, oui, realpolitik.
Avec cette visite de Kadhafi, Sarkozy met à rude épreuve la conscience et l’intégrité morale de ses partisans issus des rangs intellectuels. Des personnalités qui n’ont jamais penché en sa faveur et qui, face à ses réussites concrètes de ces dernières semaines, ne pipaient plus mot recommencent soudain à donner de la voix. "Dans le pays des droits de l’homme, il y a là quelque chose qui ne passe pas", déclare Bernard-Henri Lévy : "On n’invite pas en visite d’Etat un grand terroriste ou un preneur d’otages international."
Ce n’est pas le fait que l’on reçoive un dictateur qui serait scandaleux, mais la manière de le faire, "avec la pompe protocolaire et de surcroît pour la journée internationale des droits de l’homme", s’insurge Pascal Bruckner. On ne trouverait là que peu de traces de la rupture annoncée avec l’ancien cynisme d’Etat. Faut-il donc reprendre les appels à la protestation ? "Plus que jamais", assure Bruckner, "plus on crie fort, plus on a de chance d’être entendu, y compris par Sarkozy."
La pilule est dure à avaler pour ceux qui avaient soutenu le candidat Sarkozy, tel André Glucksmann. Jamais on ne les a aussi peu entendus. L’empressement du président français à féliciter Vladimir Poutine pour sa victoire aux élections parlementaires russes a déjà été une "déception" pour le philosophe. Aujourd’hui, il juge désastreux que Kadhafi se voie offrir une tribune politique à l’Elysée et à l’Assemblée nationale. Les intellectuels français tels Glucksmann étaient habitués à voir réagir les hommes politiques à leurs protestations. Le mépris et la suffisance de Sarkozy bousculent leurs vieux schémas.
Toutefois, les protestations les plus violentes contre la visite d’Etat du dirigeant libyen ne sont pas venues des cercles d’intellectuels mais du gouvernement lui-même. Le commentaire sans ambiguïté de la secrétaire d’Etat aux droits de l’Homme, Rama Yade, pour qui la France "n’est pas un paillasson sur lequel un dirigeant, terroriste ou non, peut venir s’essuyer les pieds du sang et de ses forfaits", a largement été repris par les opposants à cette visite. C’est là qu’apparaît la véritable "rupture" du nouveau président. Son gouvernement ne détermine pas seulement la politique du pays, il fournit en prime la critique. La realpolitik à laquelle Sarkozy initie les vieux idéalistes et ses nouveaux alliés ne se déploie pas dans la discrétion feutrée des salons gouvernementaux mais dans les médias, où les intellectuels étaient autrefois chez eux. Le problème est que cette conduite nuit autant à la crédibilité des intellectuels qu’à celle du président."
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