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Jeudi 8 mai 2008

A l'Armistice, souviens toi du sacrifice...

Bonjour aux RG, Gendarmes, Policiers, Douaniers, Journalistes, Agents du Fisc, Partis politiques et autres voyeurs de tout poil !…

 

Bonjour aussi à ceux qui ne passent jamais par là : mes parents, ma voiture, ma première cigarette et l’ours en peluche de ma tendre enfance.

 

128ème jour de l’année.  Et oui jusqu'à minuit...


Aujourd'hui nous célébrons l'armistice de 1945. Je caresse l'espoir que seront nombreux les enfants à se rendre devant les monuments aux morts de France.


Il y a 145 ans - à quelques jours près - se déroulait la bataille de Camerone, haut fait de guerre de la Légion étrangère sous le chaud soleil du Mexique. Le 29 avril 1863, 62 fantassins de la Légion font face à 1 200 fantassins et 800 cavaliers mexicains, soit 2 000 hommes. Enfermés dans une Hacienda, sans vivre ni munitions, ils tiendront malgré ce rapport de force. Ils résisteront aux troupes mexicaines fidèles à leur serment de "lutter jusqu'au bout". Sur les coups de 17H00, après près de 10 heures de combats, sous la chaleur écrasante de ce désert et de l'incendie de l'Hacienda, sans boire, il ne reste qu'une poignée d'hommes en état de combattre. Lorsque le Colonel mexicain - las - exige la capitulation de cette poignée de légionnaires, ces derniers acceptent à condition que des soins soient apportés à leurs blessés. "On ne refuse rien à des hommes comme vous" répond le colonel mexicain stupéfait du courage et de la bravoure de ces hommes.

Par décision du 4 octobre 1863, le nom de "Camerone" sera inscrit sur les drapeaux du régiment étranger et plusieurs des acteurs héroïques de cet événement auront leur nom gravés aux Invalides. Un monument sera érigé sur le lieu du combat en 1892, un nouveau sera inauguré en 1963 à l'occasion du centenaire de cette bataille et sur lequel figure l'inscription

"Ils furent ici moins de soixante
Opposés à toute une armée.
Sa masse les écrasa.
La vie plutôt que le courage
Abandonna ces soldats Français
A Camerone, le 30 avril 1863"


Aujourd'hui encore, les militaires mexicains rendent hommage aux soldats Mexicains et Français tombés ce jour là.
C'est de là que vient l'expression "Faire Camerone" encore utilisée de nos jours dans l'armée et surtout dans la Légion.

Voilà ce qu'en dit Wikipédia

 

"L'Esprit de Camerone"

L'expression : « FAIRE CAMERONE » dans la Légion est toujours usitée. Chaque 30 avril, les héros de ce combat sont honorés dans tous les régiments et dans toutes les amicales de la Légion ; à cette occasion est lu, depuis 1904, le récit "officiel" du combat de Camerone. L'idée du « serment de Camerone » est là pour rappeler le courage et la détermination des légionnaires et le respect à la parole donnée accomplie jusqu'au sacrifice suprême. Chaque année depuis 1906, sur le front des troupes qui présentent les armes, est lu l'inscription du monument. Aujourd'hui , la main du capitaine Danjou est conservée a Aubagne , au musée de la Legion etrangère




Voilà ce qu'en chante Jean-Pax Méfret, dans son album "Combats"


Garçon, si par hasard sur ton livre d'histoire,
Tu tombes sur ce nom : Camerone, Camerone, Camerone
Garçon, regarde bien cette page d'histoire,
Et n'oublie pas ce nom : Camerone, Camerone, Camerone.

Le ciel de feu du Mexique
A jamais se souviendra
De ce combat héroïque
Dans les murs de l'hacienda.

Dans ce décor gigantesque
La terre se désaltérait
Du sang qui coulait, dantesque,
Sur la prairie qui brûlait.

A Camerone, à Camerone

Garçon, sur le chemin qui conduit à la gloire,
Tu dois trouver ce nom : Camerone, Camerone, Camerone.
Garçon, si ton destin exige une victoire,
N'oublie jamais ce nom : Camerone, Camerone, Camerone.


Pour l'honneur de la légion :
Sachant qu'ils allaient mourir,
Jusqu'au bout de leur mission,
Fiers de tomber pour l'Empire

Ils étaient soixante-deux,
Face à deux mille cavaliers
Le soleil baissait les yeux
Lorsqu'ils furent exterminés.

A Camerone, à Camerone
Ce nom qui sonne et qui résonne,
Ce nom qui tonne et qui t'étonne
Camerone, Camerone, Camerone.
Camerone, Camerone, Camerone.
Camerone, Camerone, Camerone.


Allez refermons le livre d'histoire.

Et retrouvons un peu de légèreté et de souvenirs !!!






Pour les chanceux, bon pont et prudence sur les routes. N'oubliez pas que chaque jour on compte 300 blessés et 13 morts sur les routes de France.

Lucette vous embrasse
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Mercredi 7 mai 2008

 

A la Sainte Gisèle, Honneur aux belles-mères

Bonjour aux RG, Gendarmes, Policiers, Douaniers, Journalistes, Agents du Fisc, Partis politiques et autres voyeurs de tout poil !…

 

Bonjour aussi à ceux qui ne passent jamais par là : mes parents, ma voiture, ma première cigarette et l’ours en peluche de ma tendre enfance.

 

127ème jour de l’année.  Et moi, et moi et moi….



Qui n’a jamais succombé à la tentation de jouer les voyeurs, profitant de la dissimulation par un arbre, un mur, une vitre teintée de voiture, ou du rideau d’une fenêtre afin d’observer les gens dans leur comportement naturel car non influencé par le regard de l’autre qu’ils ne voient pas et ainsi donc affranchis des règles inconscientes de la vie en société, de la casquette sociale, du paraître.

 

Il y a quelques années une étude avait démontré que l’Homme moderne considérait sa voiture comme son espace privé à l’instar de son habitation et qu’il avait ainsi le même relâchement à un feu rouge que s’il se trouvait dans sa salle de bain. A la seule différence, c’est que sa voiture - telle une baie vitrée - offrait une vue à la fois à l‘extérieur mais aussi à l’intérieur. Toujours délicat de se faire surprendre à se mettre un doigt dans le nez quand 17 piétons vous observent en attendant le petit homme vert (pas le martien hein, vous suivez….). Bon tant que c’est une affaire de doigt dans le nez, l’instant de terrible solitude ne dure que quelques secondes. Imaginez les autres actes que vous pourriez être amené à faire, pratiquer ou subir dans votre salle de bain…. Du caractère phallique du levier de vitesse aux possibilités de menottes que permettent les ceintures de sécurité, du caractère zoophile du chien sur la plage arrière qui secoue la tête à chaque virage au caractère bestiale du volant recouvert en peau d’ours, toutes les perversions peuvent ainsi être concentrées dans les quelques 3 mètres cube de votre véhicule.

 

Mais je m’égare. revenons au sujet du jour à savoir l’observation des gens dans la rue qui concentrés à leurs affaires ne prennent pas garde du regard des autres. Que de portraits qui pourraient être croqués par une artiste comme « CsansC ». Car mon inspiration du jour est née de ma visite récente à son exposition actuelle à la médiathèque. Si l’art – comme la religion - se vit avant tout personnellement, chacun en a sa propre interprétation qui parfois est bien différente entre l’auteur et le spectateur. Voici 10 portraits réels observés un jour dans la rue. Voici mon exposition intitulée « Underground ». Je ne vous parle pas du réseau d’égouts Vitryat, de ce monde parallèle de la cité rose, de ces galeries souterraines de 33,769 km datant de l’époque romaine, mais de ce monde réel dont nous ne prenons plus garde.



1-Ces petits adolescents qui - sur le trottoir – font l’apprentissage quasi spéléologique de la mâchoire de l’autre. Malgré le dégoût originel il faut faire comme les grands. De peur d’être banni, mis au ban de cette société. Mais qu’ils soient  rassurés, l’appêtit vient en mangeant.



2-Cette jeune trentenaire qui marche avec détermination jusqu’à la première boîte aux lettres tenant frénétiquement dans sa main la lettre – comme l’athlète tient « le témoin », le relais - ce petit morceau de rien qui pourtant permet ce lien entre les deux athlètes, entre l’expéditeur et le destinataire de la lettre. Lettre d’amour à son futur, lettre de séparation à son ancien, lettre d’excuse à sa famille où chèque à un quelconque créancier. Combien de millions de mystères, d’histoires et de drames circulent chaque jour dans ces boîtes jaunes ? Et de chèques ! Le nouveau « Cerveau » de demain ne s’attaquera plus à une banque où à un train mais il pillera l’ensemble des boîtes aux lettres de France.


3-Cette dame âgée peinant à marcher et dont la respiration rappelle le ronflement des vieilles locomotives si passionnément décrites par Vincenot, tirant avec courage le sac à provision sur roulette qu’elle aura rempli sur le marché influencée par les talents de tribun de l’épicier du village voisin et par la voix grave mais rassurante du boucher « élevé en France ».

 

4-L’homme aux habits de lumière qui aussi bien sous le soleil de plomb que sous la pluie cinglante ramasse chaque jour papiers, mégots et autres détritus symboles de notre société de surconsommation. Qui ne rechigne pas à la tâche comme le « petit âne blanc » marchant chaque jour du même pas tel le Grognard qui – 200 ans plus tôt - parcourait l’Europe depuis les chantiers navals de l’Ouest aux plaines gelées de Moscou.

 

5-Ce jeune retraité qui par la simple possession d’une laisse assouvit artificiellement son instinct de dominateur égoïste refoulé tout en se donnant bonne conscience de soulager cet animal qu’il kidnappe autoritairement chez lui alors qu’en réalité il fuit quelques minutes durant sa soumission conjugale quotidienne.


6-Cette collégienne qui rentre à pied chez elle après avoir « digéré » le matin les masses volumiques et l’après-midi les compléments d’objets indirects entrecoupés d’une course d’orientation en sports et d’un hachis parmentier à la cantine. Malgré son cerveau abreuvé de formules et de règles, elle rentre légère. Légère d’avoir fini sa journée. Légère de retrouver le foyer familial. Légère et rêveuse de son futur, de son avenir quand elle sera plus tard vétérinaire afin de concrétiser sa passion pour les chevaux. Rêveuse et malgré tout anxieuse. Anxieuse de la note qu’elle aura demain en anglais. Anxieuse de ne pas savoir ce que ressent pour elle ce garçon aux longs cheveux bouclés assis au premier rang de la classe. Anxieuse de savoir ce que maman aura préparé pour le dîner.


7-Ce commercial en smoking impeccable, rolex à la main droite et portable à la main gauche, qui tel un comédien sur scène fait inconsciemment profiter tous les badauds de sa conversation avec son patron éloigné d’environ 600 kilomètres. Ce patron à qui il ment et qu’il essaye d’amadouer en expliquant les méthodes malsaines de la concurrence pour justifier ces maigres résultats. Mensonges qu’il utilise aussi auprès de sa femme prétextant des rendez-vous tardifs et des dîners d’affaires pour justifier son retour au domicile que trois jours plus tard et enrichir pendant ce temps son univers de lieux de débauches. Mensonges que sa femme savoure car ils lui laissent le temps de s’ébattre avec le patron de son mari qui la couvre de cadeaux avec les commissions que lui rapportent l’amant trompé. La boucle est bouclée.


8-Ce joggueur, la quarantaine, walk-man sur les oreilles (pourtant walk ça veut dire marcher, pas courir….), baskets aux trois bandes aux pieds, cuissardes et maillot en latex fluorescent pour mieux pénétrer l’air. Il court, seul, après qui ? Après quoi ? Un corps de 20 ans ? Les abdominaux de son service national ? Sûrement. Peut-être. Il court pour le regard des autres ? Pour son regard à lui ? Il court pour fuir ? Pourtant il revient toujours à la case départ. Son univers est limité, fermé, comme la bulle dans le Truman’s Show.


9-Cette factrice, à califourchon sur son tout nouveau vélo électrique, bien au chaud dans sa nouvelle tenue encore plus belle que les nouvelles tenues de la gendarmerie. Quel ministère remportera ce concours du meilleur goût ? La lutte est acharnée. L’apparition et l’obligation des boîtes aux lettres normalisées a été la plus grande révolution de sa vie professionnelle. Fini les boîtes aux lettres en forme de nid, de cœur, de maison où il était impossible au final d’y insérer une lettre au format A4 comme la feuille d’imposition. A moins que d’être un excellent gynécologue. Mais rares sont ceux qui se sont recyclés au sein de l’ex ministère des P & TT. Maintenant ces doigts sont protégés, l’ouverture est adaptée. Des beaux doigts qui ne subissent même plus l’agression des liquides vaisselles car elles choisit ceux qui soignent la peau. Car il faut tout de même faire la vaisselle. Si elle bosse, c’est pour améliorer son pouvoir d’achat, pas pour son plaisir. Et même si Besancenot a revalorisé ce corps de métier, bosser reste une corvée en plus de ces tâches ménagères quotidiennes. Et puis son mari, il n’aime pas manger en retard, sinon il rate la météo et ça l’énerve. Il rate le début de la série, du coup il est obligé de regarder la suivante et donc se coucher tard. Un problème quand il faut se lever le lendemain. Le rendez-vous avec le conseiller de l’ANPE est à 9HOO. A cette heure là, sa femme aura quasi fini sa tournée…

 

10-Cet homme sans âge, aux cheveux longs et sales, à la barbe style « Robinson ». Il est seul. Sa demeure est le monde comme il aime à le chantonner entre deux bouteilles de la villageoise – conditionnées en plastique recyclable. Développement durable oblige. C’est pour cela que chaque soir, il essaye une nouvelle rue, un nouveau pont, parfois une nouvelle ville comme ces jeunes amoureux, jeunes heureux propriétaires qui essayent chaque soir une nouvelle pièce dans la découverte des mystères de leurs corps. Il ne mendit pas, au mieux par politesse il accepte le don. Parfois un sandwich, souvent une bouteille, quelque fois une pièce, le sésame des grandes surfaces discount. Sa vie, son passé, tout le monde s’en fout. Il était légionnaire. S’il boîte c’est pas pour faire pitié. C’est de la faute de cette saloperie de grenade un jour à Dien Bien Phu. Un nom que les nouvelles générations ne connaissent pas. Normal, c’est pas encore sorti sur la WI ni sur la Play station. Il s’en fout des autres. Depuis bien longtemps. Il attend le moment où il ira retrouver ses camarades restés dans cette maudite cuvette. Il chante Jean-Pax Méfret. Tout bas. Pour lui. Pour garder - avec sa jambe de bois - une seconde trace de cette histoire.

 

Mais il est tard. Je dois rentrer, Lucette a faim. Je m’éloigne de cet arbre derrière lequel je me suis caché pour observer cet « Underground », ces gens à la fois virtuels et réels ou inversement. Je ne sais plus trop.

 

CsansC, si tu veux, ces portraits sont pour toi, tels des ingrédients pour une des somptueuses recettes dont tu as le secret.


Avant de partir, Lucette se retourne afin de vérifier que personne ne l’observe…




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Lundi 5 mai 2008

A la Sainte Judith, voici la suite.... 

Bonjour aux RG, Gendarmes, Policiers, Douaniers, Journalistes, Agents du Fisc, Partis politiques et autres voyeurs de tout poil !…

 

Bonjour aussi à ceux qui ne passent jamais par là : mes parents, ma voiture, ma première cigarette et l’ours en peluche de ma tendre enfance.

 

125ème jour de l’année.

Cette année on fête donc le 40ème anniversaire des évènements de mai 68. Décidément chaque année on fête un anniversaire. On en a jamais autant fêté. A croire que tout s'est passé avant et que désormais on ne produit plus mais on célèbre. Dans quelques semaines on fêtera le 10ème anniversaire de la Coupe du Monde. Et dans quelques mois le 90ème anniversaire de l'armistice de 1918.

C'est un peu comme pour l'art musical. Pour moi toute la bonne musique date d'avant 1984. C'est la limite de la bonne création. Depuis - hormis quelques très rares exceptions - on fait du bruit ou on copie. Ah les reprises, la manne d'or des "artistes" actuels. On a rien réinventé depuis Brassens, Brel, Renaud (...) sans parler des reprises de Dutronc, Cloclo, Sardou ou encore Dalida. Bon mais je m'égare, une fois de plus.

Revenons en 68. Par la petite porte car il suffit d'allumer radio, télévision ou d'ouvrir journaux ou magazines pour en apprendre plus que sur ce modeste blog. Et puis mai 68, c'est comme la religion, une affaire personnelle. C'est plus prudent !....

Par contre un élément datant de mai 68 est passé - faute aux manifestations - totalement inaperçu et n'a depuis jamais ou presque été repris. La création de l'association de Pierre Dumontier intitulé "Association de Défense des Droits du Flexible de Douche" plus communément appelé "A.D.D.F.D". Oh certes, cette association dissoute en 2003, n'a jamais vraiment fait parler d'elle. Mais l'objet de cette structure était somme toute non dénué d'intérêt. L'association avait pour ambition de faire prendre conscience au plus grand nombre de prendre mieux soin des flexibles de douche qui à l'époque avait la facheuse habitude de se détériorer.

Lucette aussi a eu sa période "soixante huitarde". Elle pourrait s'illustrer ainsi :



Lucette vous embrasse !
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Samedi 3 mai 2008

Aux Saints Philippe et Jacques, j’ai été gentil je n’aurais pas de claque !!

Bonjour aux RG, Gendarmes, Douaniers, Journalistes, Agents du Fisc, Partis politiques et autres voyeurs de tout poil !...

Bonjour aussi à ceux qui ne passent jamais par là : mes parents, ma voiture, ma première cigarette et l’ours en peluche de ma tendre enfance.

123ème jour de l’année.

 

Dans la saga « La France est un pays merveilleux », voici donc un nouveau chapitre.

Fidèle à sa devise « On n’a pas de pétrole mais on a des idées » (Sardou, il faut citer ses sources…), je vous invite aujourd’hui en Lorraine dans le département de la Meurthe-et-Moselle et plus précisément dans le pays du Saintois. Accompagnez moi donc à They-sous-Vaudémont, petit bourgade de 11 âmes située au pied de la Colline de Sion. « Un lieu où souffle l’esprit » selon Maurice Barrès dont le monument dressé au sommet de cette colline représente le point culminant du plateau Lorrain (hors Vosges). Célèbre pour ses étoiles, ce lieu est l’une des destinations touristiques de cette région.

 

Conscient de cette richesse, les Theysards (et non les thésards) ont souhaité lancer une opération médiatique nationale. Celle-ci se déroulera ce dimanche 4 mai. Après la journée sans voiture, sans tabac, sans lumière, sans balai, sans gros mots, sans bras, sans chocolat, et plus récemment la journée sans caddie et la Journée sans rétro (…viseur), voici donc la première « Journée sans paroles ». Une initiative qui pourrait surprendre à la première lecture mais dont le bien-fondé est réel.

 

Dans notre société moderne où l’isolement, l’égoïsme et l’individualisme sont des valeurs en hausse au CAC 40, les Theysards ont souhaité nous faire prendre conscience de l’importance de communiquer et de la solidarité. Comme bien souvent – à l’instar de la santé – c’est quand nous n’en disposons plus que nous prenons conscience de la richesse de certaines choses. Le défi  est de nous priver durant 24 heures de la parole, de communiquer avec l’autre. Cet acte naturel et inconscient est en fait un besoin morphologique selon le professeur Van Kalimath, diplômé du très célèbre « Human’s Institut Comportments International ». L’idée est donc d’interdire toutes les personnes âgées de plus de 10 ans d’émettre le moindre son, la moindre parole, durant 24 heures et en cas d’absolue nécessité de s’adresser à l’autre par écrit. Une opération cofinancée par l’entreprise béarnaise « Ardoises et couleurs » leader européen de fabrication des ardoises scolaires qui pour l’occasion a offert à la commune 22 ardoises d’écoles « speed write » (la dernière née de leurs ateliers, aussi appelée la Rolls des ardoises) et 22 lots de craies de couleurs.

 

Nul doute que durant ces 24 heures, la tentation sera grande pour les 11 Theysards de transgresser cette interdiction (on est faible devant le vice, n’est ce pas ?). Le défi est donc de parvenir à ne rien dire et si besoin de communiquer par message écrit à la craie sur les ardoises offertes à cette occasion. Certes, à travers les mots où les phrases qui pourraient ainsi être couchées sur les ardoises, il ne sera pas évident de faire ressortir l’émotion et les intonations que nous offre cette belle et riche langue chantée qu’est le Français, mais les responsables estiment qu’après une telle carence de communiquer, de nouveaux liens et une nouvelle solidarité devraient voir le jour dès le lendemain de cette opération. Une première en France qui devrait faire l’objet d’un reportage sur la radio locale « Funny THEY FM » sur 180,27 FM, ce soir à 19H24 dans l’émission « des They et des Hommes ».

 

Pour ma part…. Je n’habite pas à They-sous-Vaudémont !.....

 

Lucette vous salue !

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Vendredi 2 mai 2008

A la Saint Boris, sans tapis ça glisse !

 

Bonjour aux RG, Gendarmes, Policiers, Douaniers, Journalistes, Agents du Fisc, Partis politiques et autres voyeurs de tout poil !…

 

Bonjour aussi à ceux qui ne passent jamais par là : mes parents, ma voiture, ma première cigarette et l’ours en peluche de ma tendre enfance.

 

123ème jour de l’année.


Un peu de musique de circonstance...



et pour ce soir ...



Allez Lucette vous souhaite une bonne journée !
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