A la Saint Fulbert, l’olympisme est en guerre
Bonjour aux RG, Gendarmes, Policiers, Journalistes, Agents du fisc, Partis politiques et autres
voyeurs de tout poil !….
101ème jour de l'année.
Bon côté camping, désolé
mais rien à signaler. Tout se passe au mieux. La table à repasser s’avère remplacer parfaitement la table de salle à manger. Les plateaux repas au lit permettent de ne plus rater le début des
films. Le Sopalin utilisé comme assiette offre de grandes économies sur la consommation énergétique du lave-vaisselle. Le micro-onde installé dans la salle de bain offre de nouvelles possibilités
pour le séchage des cheveux. Le sucre irrémédiablement introuvable garantit un sain maintien de la ligne à l’approche de l’été. Bref que du bonheur. Duboscq avait raison. Les plaisirs et les
joies du camping sont illimités !
Bon malgré tout le foie gras et la cassolette de Saint-Jacques sur le bord de la baignoire, ça reste
tout à fait consommable.
Quoi de neuf ? Sur la blogsphère, notons un retour de Babou. Peut-être que cela donnera des envies à
LPV…
Après un premier « OUI » vitryat, le second a été donné en direct
d’Albuquerque aux States. « Ca l’fait ! » Pâtur débarquant chez une fille avec des fraises et du champagne (Il faut citer ses sources…).
Albuquerque, pour information, et le concurrent direct de Chambley en Lorraine où l’autre lieu mondial de l’aérostation (La montgolfière pour les incultes).
Bon côté livre, j’ai achevé « amours
conjugués… » d’Armand Gautron. Un roman composé d’une série de nouvelles sur des
histoires d’amour à la fois originales mais parfaitement réelles si l’on s’attarde sur les faits divers lus chaque jour dans la presse. Des textes forts – parfois crus – qui en créent à la fois
la densité et l’ambiance. Et puis le talent de l’écrivain qui jongle avec les mots – comme d’autres avec les fléchettes – permettant en quelques pages de pénétrer dans le récit qui nécessiterait
chez d’autres parfois un livre entier. Et puis égal à lui même l’auteur ne se veut ni pédagogue, ni moralisateur (ce qui est reposant et
appréciable dans cette société de hiérarchie irresponsable où les gens passent leur journée à vous faire la morale et à contester sans accepter d'assumer) et nous livre les faits sans
commentaire, comme de simples tranches de vie. Le noir – sa couleur fétiche ? – prédomine malgré tout.
Trois sujets sont récurrents dans l’actualité nationale. Le procès Fourniret, Ingrid Bettancourt et
les JO avec leur flamme et leur boycott éventuel. Je laisse pour l’heure de côté le piratage du bateau en caressant l’espoir de ne pas avoir à y revenir.
Pour le premier sujet, il y a bien longtemps que j’aurai
réglé le problème si j’étais juge. Economie de temps, d’argent et de souffrances pour les familles des victimes. Mais bon…
Pour le second, je pense aussi que j’aurai abordé le problème
autrement. Sinon à quoi cela sert de confirmer le budget de la Défense nationale ?
Pour le troisième, deux réflexions me viennent à l’esprit.
D’abord, pour ce qui est de dénoncer les répressions chinoises c’est marrant de constater que les actuelles contestataires sont celles et ceux qui dans un autre monde (Téléphone, il faut
citer ses sources), sont parfois les mêmes qui faisaient les yeux doux à l’URSS et à cette même Chine en dénonçant le capitalisme triomphant des Etats-Unis…
La seconde est née après avoir entendu notre judoka national qui n’est pas parvenu malgré ses médailles à
défendre la flamme olympique face à des policiers chinois lui arrivant au nombril. Et moi qui croyais que les prises de judo – à l’instar du vélo – ne se perdaient pas…
Comme ses confrères sportifs, il crie au scandale qu’on mélange la politique et le sport. Ben oui. Seulement
depuis 15 ans que les sportifs et autres artistes font de la politique, maintenant il faut assumer mon cher David !
Alors boycotter ou pas boycotter ? Condamner ces répressions ou sauver nos entreprises
installées en Chine et s’assurer de futurs marchés ? Cruel dilemme n’est-ce pas ? Sauver des vies et des libertés à des milliers de kilomètres ou créer davantage de chômage chez
nous ? En journalisme on appelle cela la loi du « mort kilomètre ».
Dans notre monde de sur-communication et de communication de masse, je suis persuadé que la
non-information est le pire de tout. Pire que la désinformation qui offre un statut, une existence, même si ce n’est pas la vrai, même si ce n’est pas celle que l’on souhaite.
Il n’y a rien de pire que de ne pas exister. Rien de pire que l’indifférence. L’être humain n’est pas fait pour être seul. Le lien avec l’autre est justement fondé sur la
communication. Le couple, le boulot, le quotidien est communication. On existe par rapport à l’autre. Le conjoint, le collègue. D’où la densité du monde associatif, des fan-clubs ou des clubs
tout court. Le besoin vital et inconscient « d’être » et « d’appartenir ». Même les artistes ont besoin de la reconnaissance du public.
Alors que la flamme olympique traverse les rues de la capitale, je m’en fous. Qu’on essaye de l’en empêcher,
je m’en fous aussi. Et comme le dit très justement Armand, est-ce que les contestataires iront au bout de leur démarche en n’achetant aucun produit « made in china » ?
J’ai des doutes.
Par contre que la flamme passe dans l’indifférence totale, aucun public, aucune couverture
médiatique, le désert total, rien, pas un spectateur, pas un contestataire, je crois que cela aurait été mille fois plus efficace. Si ce n’est pour la rentabilité commerciale des médias.
Si cela avait été le cas, je pense que les dirigeants chinois se seraient posés quelques questions… Car les JO modernes, n’en déplaisent à Coubertin, sont avant tout une opération médiatique, puis commerciale avant que sportive.
Donc le seul et vrai boycott efficace, ce n’est pas celui des représentants politiques des différentes
nations, pas celui des sportifs mais bel et bien le boycott médiatique total. L’écran noir. Que tous les médias de la planète s’unissent et décident collégialement le boycott pur
et simple de cet événement et la Chine aura perdu son souhait le plus cher, non pas d’organiser les JO sur son sol, mais de montrer au monde entier que
cela se passe chez elle et d’en faire les plus beaux jeux. Vous imaginez ? Tous les investissements financiers réalisés sans aucune retombée médiatique. Ils ne s’en remettraient pas.
Et ils ne pourraient prendre aucune sanction ciblée puisque cela ne viendrait pas des politiques et que cela concernerait l’ensemble des pays du monde. Les médias peuvent prendre cette décision
seuls, hors des gouvernements et hors des sportifs. A chacun de prendre ses responsabilités. Mais depuis le scandale du sang contaminé, la notion de responsabilité semble bel et bien avoir
disparu !
Demain Lucette vous parle du fondant trois chocolats. Non je déconne !
PS : depuis le passage en V2, je ne parviens plus à mettre de liens, si quelqu'un à une solution...
Ils ont dit....